PALMARES

PALMARES

Les prix  consistent en la diffusion des films  primés  au mois de mars au Centre Pompidou, dans le cadre de la programmation « Du court, toujours », proposée par la Cinémathèque du documentaire.

Grand Prix Doc En Courts

Le Grand Prix est décerné par un jury professionnel, composé de trois personnes. Il récompense une expérimentation documentaire. Il distingue une proposition qui se singularise par son point de vue d’auteur et par son écriture.

Prix Graine de Doc'

Le prix Graine de Doc’, prix de l’émergence, récompense un cinéaste en tout début de parcours. Il est également décerné par le jury professionnel.

Prix du jury étudiant

Il est décerné par un jury composé de cinq étudiants issus de différents cursus de l’Université Lumière Lyon 2 : le master documentaire, le master de composition pour l’image (« Musique appliquée aux Arts Visuels — MAAAV »), la licence pro montage, ainsi que par des étudiants issus de la Ciné-Fabrique ou participant à l’organisation du LYF (Lyon Young Festival).

Prix du Public

Le Prix du Public, comme son nom l’indique, est décerné depuis maintenant deux ans par les spectateurs de l’Aquarium Ciné-Café, à l’issue d’un vote.

PALMARES 2019

Grand Prix Doc En Courts

Le jury a beaucoup aimé ce beau film de transmission générationnelle sur cette grande question qu’est l’amour, traitée avec tendresse mais aussi avec un humour distancié qui évoque celui de Luc Moulet par la manière dont la cinéaste se met elle-même en scène avec intelligence et distance. Au cœur du film, un sujet grave traité de façon légère, qui amène toute la modernité contemporaine des rencontres à l’heure des réseaux sociaux dans un hameau aux mœurs presque archaïques. Un très beau travail de montage construit le film comme une balade sur le thème du prince charmant, où les prises de parole et les regards se répondent toujours à une distance juste.

BUSTARENGA

Ana Maria Gomes, Portugal & France, 35min (2019)
Comme tous les étés depuis qu’elle est née, Ana retourne à Bustarenga, un minuscule hameau de montagne du Portugal. À trente-six ans, la parisienne d’origine portugaise est célibataire. Les habitants du village s’inquiètent pour son avenir et lui proposent des stratégies de séduction pour trouver le prince charmant.

Mention Grand Prix

Le jury a été sensible à ce bel exercice littéraire oulipien, un travail sur l’archive anonyme qui se transforme en variations mémorielles avec l’invention de souvenirs imaginaires qui relèvent du personnel et du collectif. Des variations qui se font aussi musicales, dans la dynamique d’une progression de l’ambiance sonore qui accompagne celle des séquences du film.

Le Pays Fantôme

Laurent Roth, France, 10min (2019)
Bobine trouvée sur Ebay. Un soldat filme de sa fenêtre la cour de sa caserne. Nous sommes dans les années soixante-dix et j’essaie d’imaginer ce qu’il peut bien avoir en tête.

Prix Graine de Doc'

Le jury a été très touché par ce film « humaniste sur l’humanité », qui entend aussi, pour reprendre la formule de Walter Benjamin, raconter l’histoire du côté des vaincus L’expérience que nous propose le film est d’accompagner, à travers sa construction, la construction du regard du cinéaste, sa découverte progressive de l’état des lieux, des situations vécues et du pays. Le film embrasse, sans jamais appuyer, toute la réalité du problème des migrants, le drame des situations individuelles et la manière dont la situation est ressentie par les habitants de Lesbos. Il démontre brillamment par son absence de lourdeur et de manichéisme toute la différence entre film militant et film engagé, il se veut une co-expérience d’engagement et de partage. Par son montage tout en finesse, qui tient des notes du journal intime, c’est un film qui nous fait éprouver une belle expérience de cette île à travers celle de l’espace et du temps, de la lumière du temps qui passe dans la boucle d’une journée. C’est un film qui sait prendre son temps et refuse toute mise en scène voyante : une école de la modestie.

AZADI

Sam Peeters, Belgique, 40min (2018)
En 2016, un accord controversé a été signé entre l’Union européenne et la Turquie pour empêcher les réfugiés d’effectuer la traversée courte mais périlleuse vers les îles grecques. Les réfugiés qui arrivent dans ces îles doivent attendre indéfiniment que leur demande d’asile soit traitée. Ce documentaire dépeint la zone de transit inhabituelle qu’est devenu l’île de Lesbos, à travers le regard de deux réfugiés pakistanais et d’une communauté locale de pêcheurs.

Mention Graine Doc'

Pour encourager ce début de démarche, reconnaître la qualité de son regard de cinéaste, un regard respectueux sur les personnes qu’elle filme et la manière dont elle a su faire parler ses personnages de sujets intimes. Reconnaître aussi la façon dont le film, à travers toutes ces lettres d’amour, entrelace le particulier et l’universel, l’histoire personnelle qui entre en résonance avec d’autres histoires singulières. Le jury a aussi beaucoup aimé la justesse du choix musical, une composition au piano dans l’esprit d’une histoire romantique, presque du conte.

L'amour dans le tiroir

Heunju Song, France, 18min (2019)
Il y a 40 ans quand mes parents étaient un jeune couple, ils ont échangé beaucoup de correspondances. Mais aujourd’hui, il ne reste aucune trace. Il y a des choses qui restent, ou disparaissent. Alors je cherche les personnes qui gardent leurs lettres d’amour.

Prix du jury étudiant

Pour la puissance tragique et politique du propos, pour le style tremblé, pour l’universalité et la beauté du personnage, pour la dramaturgie du hors champ, pour la justesse du point de vue.

L’immeuble des braves

Bojina Panayotova, Bulgarie, 23min (2019)
Sofia, 13 juin 2014. Comme chaque jour, Ivan revient devant l’immeuble dont il s’est fait expulser, et qui appartient maintenant à des mafieux. Il vient nourrir ses enfants, Gigi et Sara, deux chiens errants qui vivent encore là. Mais ce matin, les chiens ont disparu. Ivan dans tous ses états alerte le quartier et se lance dans une quête éperdue pour retrouver ses chiens et défendre le dernier bastion d’innocence qui le relie à ce monde.

Mention Montage

Pour l’imagination au pouvoir, pour la révolution dans l’image, pour Kierkegaard, Duras, Godard et Balavoine ; pour l’audace de les monter ensemble, pour une Histoire sans fin…

Histoire de la révolution

Maxime Martinot, France, 29 min (2019)

Film-essai qui explore la polysémie et la réversibilité du mot « révolution », ainsi que les images qui en découlent, se déplaçant sur la carte des luttes : leurs deuils, leurs gloires, leurs traces, imbriquées dans le temps présent.

Prix du Public

L'amour dans le tiroir

Heunju Song, France, 18min (2019)
Il y a 40 ans quand mes parents étaient un jeune couple, ils ont échangé beaucoup de correspondances. Mais aujourd’hui, il ne reste aucune trace. Il y a des choses qui restent, ou disparaissent. Alors je cherche les personnes qui gardent leurs lettres d’amour.

PALMARES DES ÉDITIONS PRÉCEDENTES

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